Six jeunes diplômés issus des membres du Pasteur Network ont été mis à l’honneur lors de la Cérémonie de remise des diplômes de doctorants de l’Institut Pasteur le 8 décembre 2023. Cette célébration a marqué la fin d’un chapitre pour cette nouvelle génération de chercheurs et a mis en lumière l’excellence de la communauté scientifique formée à l’Institut Pasteur, membre du Pasteur Network.

Organisée par le Département de l’Enseignement depuis 2013, cette célébration a marqué son 11e anniversaire en soulignant la qualité scientifique des jeunes diplômés qui ont été en partie formés à l’Institut Pasteur.

Présidée par Monical Sala, Directrice de l’Enseignement à l’Institut Pasteur et Vincenzo di Bartolo, cette édition a introduite par Valérie Masson-Delmotte, climatologue, directrice de recherche au CEA et co-présidente du groupe de travail 1 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), en tant qu’invitée d’honneur.

Valérie Masson-Delmotte a présenté le lien intrinsèque entre le changement climatique et la recherche en soulignant comment l’augmentation de la température favorise la propagation des maladies à transmission vectorielle. Il est donc essentiel de poursuivre la recherche pour apporter une réponse active à cette question urgente.

Les diplômés ont ensuite été présentés par Monica Sala et Rebecca Grais, Directrice Exécutive du Pasteur Network.

Les doctorants viennent des quatre régions du Pasteur Network – Afrique, Amériques, Asie-Pacifique, Euro-méditerranée – et ont eu l’occasion de travailler sur une grande variété de sujets décrits ci-dessous. Ils ont choisi de partager une citation qui les inspire.

Doctorat en anthropologie sociale et culturelle, université de Bordeaux (France)
Institut Pasteur de Madagascar /unité d’épidémiologie et de recherche clinique

Thèse : « Stunting and the risk of contamination by the living environment. An anthropology of early childhood through the prism of spatial and social organizations in a disadvantaged neighborhood in Antananarivo » (Madagascar)

« Ne rien lâcher ! La passion, le courage et la détermination nous permettent de surmonter la peur, la tristesse… le progrès et les obstacles à la réussite. »

Elliot Rakotomanana décroche un DEA en biochimie appliquée à la nutrition à l’université d’Antananarivo (Madagascar) en 2006. En 2014, il rejoint l’unité d’épidémiologie et de recherche clinique de l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) en tant que coordinateur national d’une étude socio-anthropologique sur le retard de croissance. Passionné d’anthropologie, il poursuit des études dans cette discipline à l’université de Bordeaux à partir de 2016, dans le cadre du projet AFRIBIOTA, une recherche pluridisciplinaire du Pasteur Network portant sur le retard de croissance et l’entéropathie environnementale pédiatrique. Il obtient son master en septembre 2017 et soutient sa thèse de doctorat en janvier 2023, sous la direction du Pr Marc-Éric Gruénais (université de Bordeaux) et du Dr Tamara Giles-Vernick (Institut Pasteur). Il dévoile les mécanismes généraux à l’origine de la situation des quartiers défavorisés d’Antananarivo et l’incapacité de leurs habitants à gérer les ordures ménagères, en s’appuyant sur l’Histoire, les sciences politiques et la géographie. Au lieu de tenter d’expliquer la malnutrition et le retard de croissance des enfants, il apporte des solutions pour les éviter. Depuis 2018, il est responsable adjoint de l’équipe « Santé et sciences sociales » de l’IPM.

Professeure adjointe des Instituts supérieurs des professions infirmières et techniques de santé (ISPITS), Maroc
Membre associée du laboratoire d’onco-virologie de l’Institut Pasteur du Maroc

Thèse : « Evaluation of viral, genetic and metabolic prognosis biomarkers for Nasopharyngeal cancer »

« […] et qu’en vérité, l’homme n’obtient que [le fruit] de ses efforts (39) et que son effort, en vérité, lui sera présenté (le jour du Jugement) (40). Ensuite il en sera récompensé pleinement » Sourate An-Najm (L’étoile), Coran

Titulaire d’un doctorat en virologie et biologie moléculaire, Amina Gihbid a mené ses recherches doctorales au sein du laboratoire d’onco-virologie de l’Institut Pasteur du Maroc (IPM) et de la faculté des sciences Aïn Chock de Casablanca (Maroc). Son travail portait principalement sur l’évaluation et l’identification de biomarqueurs viraux, génétiques et métaboliques potentiels, susceptibles de prédire les résultats du traitement précoce de patients atteints de carcinome nasopharyngé (NPC) et d’améliorer le pronostic de cette tumeur maligne particulièrement fréquente au Maroc. Il a permis d’établir que la charge virale de l’ADN du virus d’Epstein-Barr (EBV) circulant et certains paramètres métaboliques tirés d’un PET/CT au [18F] FDG constituaient des biomarqueurs pronostiques prometteurs dans la prise en charge clinique du NPC. Ces biomarqueurs pourraient ainsi contribuer à la personnalisation du traitement des patients en fonction du risque de rechute et de récidive.

À l’IPM, Amina Gihbid participe actuellement à deux projets, l’un s’intéressant à la « caractérisation de l’architecture épidémio-génétique du cancer du sein en Afrique du Nord : impact thérapeutique et socio-économique », et l’autre, à la médecine de précision en Afrique du Nord (PerMediNA). Dans le laboratoire d’onco-virologie de l’IPM, elle étudie également l’étiologie virale du carcinome oropharyngé et du cancer du sein au Maroc.

Activités transversales en génomique appliquée à Sciensano, Belgique

Thèse : « Exploring the added value of Whole Genome Sequencing in routine and pandemic viral surveillance »

« L’essence d’un doctorat réussi réside dans la capacité à évoluer et à adapter la recherche à un monde en constante mutation. »

Laura Van Poelvoorde a obtenu son master en sciences de l’ingénieur industriel, orientation biochimie, à l’université de Gand en 2017. Son intérêt pour la recherche et la santé publique l’a conduite à l’Institut scientifique de santé publique (WIV-ISP, désormais intégré à Sciensano), où elle a réalisé ses recherches doctorales dans le service « Activités transversales en génomique appliquée », sous la supervision de Nancy Roosens (Sciensano) et de Xavier Saelens (université de Gand). Ses recherches portaient sur des stratégies innovantes d’amélioration de la surveillance de la grippe, ce qui l’a amenée à explorer le séquençage de génome complet et son analyse. Cette expérience a été étendue au SARS-CoV-2 dans le cadre de la surveillance des eaux usées. Ce travail lui a permis de décrocher un doctorat en biochimie et biotechnologie en janvier 2023 et de publier 10 articles évalués par des pairs sur des stratégies génomiques contribuant à faire progresser la surveillance des virus respiratoires, au service de la société. Une fois diplômée, Laura Van Poelvoorde a accepté un poste permanent chez Sciensano, s’intéressant au développement de méthodes de détection de pathogènes dans les eaux usées.

Laboratoire de cellules souches et de neuroimagerie / Département de neurobiologie, Institut Pasteur Hellénique, Grèce

Thèse : « Exploring the Brain’s Response to Chemotherapy: Neurogenesis at the Forefront »

« Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux. » S. Beckett

Le parcours académique d’Irini Thanou en neurobiologie s’est axé sur la compréhension de la dynamique complexe des niches neurogéniques adultes, tant dans l’homéostasie que dans la pathologie. Au cours de ses recherches doctorales, elle a découvert de nouvelles voies de migration des progéniteurs neuronaux en réponse à des agents chimiothérapeutiques, levant le voile sur l’interaction dynamique entre l’instinct et les signaux extrinsèques qui régulent les régions neurogéniques et les parenchymes cérébraux adjacents. En explorant la capacité de régénération du cerveau en réponse à la pathologie, elle a notamment contribué à la publication d’un projet utilisant des micro-ARN neurogéniques et de petites molécules pour la reprogrammation directe des astrocytes en neurones fonctionnels. L’Institut Pasteur a joué un rôle clé dans l’élaboration de ses recherches. Les collaborations au sein du réseau lui ont permis de participer à des projets portant sur les facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer dans l’homéostasie cérébrale, qui ont apporté de précieux éclairages sur le rôle émergent de la neuroinflammation en tant que facteur déterminant de cette maladie. Elle a également coopéré activement à une étude sur les interactions dynamiques entre les astrocytes et la microglie pendant la neuroinflammation, en exploitant des techniques d’imagerie cérébrale intra-vitale de pointe. Elle aspire à ce que son prochain chapitre scientifique soit encore plus captivant.

Chercheuse en DTI (Conselho Nacional de Desenvolvimento Científico e Tecnológico, CNPq), Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz), Laboratoire de recherche sur le thymus (LPT)

Thèse : « Anti-VLA-4 antibodies for multiple sclerosis treatment: rational design and study of their mechanisms of action by high-content cell imaging »

« Relever des défis me fait me sentir vivante. »

Beatriz Chaves est une biotechnologue qualifiée en biologie des cellules T et développement des anticorps. Elle est titulaire d’un diplôme en biotechnologie (UFC, Fortaleza, Brésil), d’un master en biologie cellulaire et moléculaire (Fiocruz, Rio de Janeiro, Brésil) et d’un doctorat en biotechnologie et santé / biologie computationnelle et systémique (Fiocruz/INFINITy-INSERM, Eusébio/Rio de Janeiro/Toulouse, Brésil/France). Au cours de son parcours académique, elle a travaillé sur la conception, la production et l’évaluation fonctionnelle in silico d’anticorps ciblant l’antigène-4 d’activation très tardive (VLA-4) dans le traitement de la sclérose en plaques (SEP). Son doctorat l’a amenée à étudier, grâce à l’imagerie cellulaire à haut contenu, le profilage morphologique des lymphocytes des patients atteints de SEP afin de déterminer leur réponse clinique à la thérapie anti-VLA-4 actuelle à base d’anticorps. Les recherches, les collaborations et les compétences scientifiques développées par Beatriz Chaves tout au long de son cursus ont d’ores et déjà débouché sur un brevet, cinq articles publiés, un article accepté et deux articles en cours, ainsi que sur trois récompenses décernées lors de congrès. À présent, Beatriz Chaves a notamment pour objectifs de recherche une meilleure compréhension du rôle des cellules T dans la pathogenèse de la SEP et l’amélioration des immunothérapies des maladies chroniques actuelles.

Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie
Institut Pasteur de Paris, unité Modélisation mathématique des maladies infectieuses

Thèse : « Modeling the dynamics of COVID-19, dengue, and the establishment of Wolbachia in Aedes aegypti populations in New Caledonia / Theme: Infectious diseases modeling »

« Une formidable aventure jalonnée de pas mal de rebondissements et de nombreuses joies. »

Originaire de Nouvelle-Calédonie, Noé Ochida a obtenu une licence en microbiologie à l’Université de Montpellier. Pour son master, il est passé de l’échelle microscopique à l’étude de l’écologie des maladies infectieuses. Conscient de l’impact de la dengue en Nouvelle-Calédonie, il a effectué son stage de M2 à l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie (IPNC) afin de travailler sur un enjeu de santé publique dans son île natale. Cette opportunité l’a conduit à réaliser un doctorat à l’IPNC, en collaboration avec l’IRD, sur la modélisation de la dynamique de la dengue et l’établissement de Wolbachia dans les populations d’Aedes aegypti en Nouvelle-Calédonie. Ses recherches portaient sur le risque climatique actuel et futur d’une épidémie de dengue en Nouvelle-Calédonie et exploitaient des projections climatiques à échelle réduite de modèles climatiques mondiaux. Noé Ochida a également modélisé le déploiement de la stratégie Wolbachia à Nouméa, suggérant des solutions optimales de mise en œuvre et évaluant son impact sur la transmission de la dengue. Il a eu l’opportunité d’apporter une aide à la modélisation aux décideurs lors de la crise de la COVID-19 en Nouvelle-Calédonie. Il effectue actuellement des recherches post-doctorales dans l’unité Modélisation mathématique des maladies infectieuses du Prof. Simon Cauchemez, à l’Institut Pasteur de Paris.

Lors de la réunion annuelle du Pasteur Network du 19 au 21 novembre 2023 à Tunis, le Dr. Ngu Abanda, du Centre Pasteur au Cameroun, a reçu le Prix Talent Pasteur Network 2023 décerné par le Président de l’Institut Pasteur, Stewart Cole. Les Talent  Awards soutiennent le développement de carrière des jeunes scientifiques pour devenir de futurs leaders au sein du Réseau Pasteur. 

Le Dr Ngu Abanda a obtenu son doctorat en médecine tropicale de l’Université d’Hawaï en 2017. Au cours de ses études de doctorat, il a mené des recherches sur les facteurs contribuant aux mauvais résultats du traitement chez les patients atteints de tuberculose, en particulier les enfants. Il a également évalué la précision de nouveaux tests moléculaires rapides pour le diagnostic de la tuberculose pharmacorésistante.  

Après son doctorat, le Dr Ngu Abanda a choisi d’élargir ses connaissances sur le diagnostic clinique des maladies infectieuses et a pris le poste de microbiologiste au Laboratoire de santé publique du Département d’État des services de santé du Texas. Dans ce laboratoire, il a aidé à mettre en place un nouveau test moléculaire pour détecter Candida auris, un pathogène fongique émergent associé aux infections nosocomiales et considéré comme une menace grave pour la santé mondiale. Au cours de cette période postdoctorale, il a acquis une solide expérience dans le diagnostic clinique des maladies infectieuses. Il a rejoint le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) en 2020, d’abord en tant que scientifique de laboratoire temporaire avec activité principale pour diriger une équipe travaillant 24 heures / 7 jours sur le diagnostic du COVID-19. 

Le Dr Ngu Abanda a apporté une contribution importante aux activités de diagnostic de la COVID-19 de la SCP et est devenu chercheur scientifique au CPC avec pour mission principale de développer des activités de recherche sur l’arbovirus. Il dirige aujourd’hui le laboratoire régional de référence (RRL) de la fièvre jaune de l’OMS et le laboratoire d’arbovirologie du CPC“, explique Mirdad Kazanji, directeur du Centre Pasteur du Cameroun. 

Ses activités de recherche actuelles portent sur l’immunité à long terme du vaccin contre la fièvre jaune et la surveillance épidémiologique et entomologique des arbovirus. 

Fournir un diagnostic abordable et de qualité assuré pour éclairer les programmes de contrôle et de prévention des maladies à transmission vectorielle est le principe central de nos activités.” Dr Ngu Abanda  

Son objectif à long terme est de développer un programme complet et multidisciplinaire de recherche et de formation sur les arbovirus grâce à son investissement quotidien aux côtés des équipes du CPC. 

“Onze brillants jeunes scientifiques du Réseau Pasteur ont déjà reçu ce prix et continuent de contribuer de manière excellente à l’excellence scientifique du Réseau Pasteur. Aujourd’hui, nous sommes honorés de récompenser la qualité des premières réalisations du Dr Ngu Abanda et de soutenir sa carrière et ses développements ambitieux”, a souligné Stewart Cole, président de la Fondation Pasteur Network et président de l’Institut Pasteur. 

Replay de la cérémonie d’ouverture :   

A propos du Centre Pasteur du Cameroun  
https://www.pasteur-yaounde.org/index.php/fr/  

Consulter le Booklet de l’événement

A*STAR ID Labs – l’Agence singapourienne pour la science, la technologie et la recherche – Infectious Diseases Labs – et l’Institut Pasteur ont organisé conjointement un symposium impliquant le Pasteur Network.

Une délégation singapourienne d’A*STAR ID Labs était présente sur le campus de l’Institut Pasteur les 5 et 6 octobre 2023, dont la directrice exécutive d’A*STAR ID Labs, Prof Lisa Ng, et la directrice adjointe d’A*STAR ID Labs, Ms Amanda Loo. Lors de la séance d’ouverture, Son Excellence Mme FOO Teow Lee, Ambassadrice de Singapour en France, a réaffirmé la volonté de Singapour de favoriser les collaborations de recherche avec la France, et s’est félicitée du renforcement des liens entre A*STAR ID Labs et l’Institut Pasteur.

Un dialogue entre A*STAR et le Pasteur Network a été lancé grâce à la participation d’intervenants du réseau provenant de l’Institut Pasteur, de l’Institut Pasteur de Lille, de l’Institut Pasteur Corée, de l’Institut Pasteur du Cambodge et de l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie. Le Dr Rebecca F. Grais, directeur exécutive du Pasteur Network, a prononcé un discours d’ouverture sur le Pasteur Network, qui dispose d’un vaste réseau de recherche, de santé publique et d’épidémiologie.

Les présentations scientifiques se sont articulées autour de trois grands domaines de recherche : les maladies respiratoires, les maladies à transmission vectorielle et la résistance antimicrobienne. Ces domaines de recherche constituent des priorités scientifiques pour les laboratoires A*STAR ID et l’Institut Pasteur, ainsi que pour le Pasteur Network.

La première session a donné aux participants un aperçu des recherches en cours sur la tuberculose au sein du Pasteur Network et de l’Institut Pasteur, ainsi que sur la préparation aux épidémies au sein des laboratoires A*STAR ID. La deuxième session s’est concentrée sur les maladies à transmission vectorielle avec un large éventail de sujets abordés, tels que les interactions moustique-virus, la recherche sur les trypanosomes, et la dynamique virale-neuro-immune dans les infections à arbovirus, entre autres. La dernière session du symposium a présenté les dernières recherches sur la résistance aux antimicrobiens menées dans les laboratoires A*STAR ID, notamment sur la thérapie par les phages, à l’Institut Pasteur, par exemple sur le développement de nouveaux antibiotiques, et au sein du réseau Pasteur, sur la lutte en cours contre la résistance aux antibiotiques.

Environ cinquante pasteuriens ont participé aux sessions du symposium. Les présentations des orateurs ainsi que des moments d’échanges ont permis aux participants de discuter de futurs projets de recherche et de collaborations.

Discours de clôture du Prof. Stewart Cole

À propos de A*Star / ID Labs

Fondé en avril 2021 au sein de A*STAR (Agency for Science, Technology And Research), la principale agence publique singapourienne pour la R&D, ID Labs rassemble des chercheurs multidisciplinaires du monde entier œuvrant à l’obtention d’avancées en matière de préparation et de défense contre les menaces de maladies infectieuses émergentes, une vision partagée par l’Institut Pasteur et le Pasteur Network.

À propos du Pasteur Network

Vaste communauté humaine et scientifique, le Pasteur Network rassemble plus de 30 membres établis dans une vingtaine de pays qui contribuent ensemble à l’amélioration de la santé mondiale. Le réseau, au cœur de zones endémiques, dispose d’un accès privilégié à de très nombreux pathogènes qu’il surveille et étudie sur les 5 continents. Cette exceptionnelle diversité fait du Pasteur Network un acteur mondial unique de la santé publique, de la science, de l’innovation et de la formation, en particulier dans la lutte contre les maladies infectieuses.

Consult the Booklet of the event

A*STAR ID Labs – the Singapore Agency for Science, Technology and Research – Infectious Diseases Labs- and the Institut Pasteur have jointly organized a symposium involving the Pasteur Network.

A Singaporean delegation from A*STAR ID Labs was present at the Institut Pasteur campus on October 5 and 6, 2023, including A*STAR ID Labs Executive Director, Prof Lisa Ng, and A*STAR ID Labs Deputy Director, Ms Amanda Loo. On the opening session, Her Excellency Ms FOO Teow Lee, Ambassador of Singapore in France, reaffirmed the will of Singapore to foster research collaborations with France, and warmly welcomed the strengthening of ties between A*STAR ID Labs and the Institut Pasteur.

The scientific presentations were structured around three broad research areas: respiratory diseases, vector-borne diseases and antimicrobial resistance. Those research areas constitute scientific priorities for A*STAR ID Labs and the Institut Pasteur, as well as for the Pasteur Network.

The first session provided participants with an outline on ongoing tuberculosis research in the Pasteur Network and at the Institut Pasteur, and on epidemic preparedness at A*STAR ID Labs. The second session focused on vector-borne diseases with a wide-range of topics addressed, such as mosquito-virus interactions, trypanosome research, and viral-neuro-immune dynamics in arboviral infections, among others. The last session of the symposium outlined the latest research on antimicrobial resistance undertaken at A*STAR ID Labs, notably on phage therapy, at the Institut Pasteur, for instance on the development of new antibiotics, and in the Pasteur Network, regarding the ongoing battle against antibiotic resistance.

Around 50 colleagues from the Institut Pasteur campus attended the symposium sessions. The speakers’ presentations as well as more relaxed networking moments provided the participants with opportunities to discuss future research projects and collaborations.

Prof. Stewart Cole’s closing speech.

About A*Star/ID Labs

Founded in April 2021 as part of the Agency for Science, Technology and Research (A*STAR), Singapore’s lead public sector R&D agency, ID Labs brings together a global and interdisciplinary team of scientists to generate purposeful outcomes towards preparedness and defense against emerging infectious disease threats, a vision shared by the Institut Pasteur and the Pasteur Network.

About the Institut Pasteur

The Institut Pasteur, a non-profit foundation with recognized charitable status set up by Louis Pasteur in 1887, is today an internationally renowned center for biomedical research.  In the pursuit of its mission to tackle diseases in France and throughout the world, the Institut Pasteur operates in four main areas: research, public health, training, and development of research applications. The Institut Pasteur is a globally recognized leader in infectious diseases, microbiology, and immunology, with research focusing on the biology of living systems. Among its areas of investigation are emerging infectious diseases, antimicrobial resistance, certain cancers, neurodegenerative diseases, and brain connectivity disorders. The Institut Pasteur’s outstanding research is facilitated by the development of a technological environment of the highest standard, with core facilities for nanoimaging, computational biology and artificial intelligence. Since its inception, 10 Institut Pasteur scientists have been awarded the Nobel Prize for Medicine, including two in 2008 for the 1983 discovery of the human immunodeficiency virus (HIV) that causes AIDS. The Institut Pasteur is part of the Pasteur Network.

About the Pasteur Network

The Pasteur Network is a vast human and scientific community with more than 30 members in over 20 countries contributing together to global health. Located in the heart of endemic areas, the Network has privileged access to a large number of pathogens that it monitors and studies on all five continents. This exceptional diversity makes the Pasteur Network a unique global actor in public health, science, innovation, and education, especially in the fight against infectious diseases.

Pasteur Network annonce la mise en ligne du rapport qui porte sur les activités 2021-2022.

Ce dernier rapport regroupe une présentation du réseau et des faits marquants au niveau mondial concernant ses membres, ses réalisations et sa communauté.

Chacun des quatre chapitres est consacré à une région du Pasteur Network : Afrique, Amériques, Asie-Pacifique et Euro-Méditerranée avec une page spécifique pour chaque membre

Consulter le rapport 2021-2022

A propos du Pasteur Network

Vaste communauté humaine et scientifique, le Pasteur Network rassemble plus de 30 membres établis dans une vingtaine de pays qui contribuent ensemble à l’amélioration de la santé mondiale. Le réseau, au cœur de zones endémiques, dispose d’un accès privilégié à de très nombreux pathogènes qu’il surveille et étudie sur les 5 continents. Cette exceptionnelle diversité fait du Pasteur Network un acteur mondial unique de la santé publique, de la science, de l’innovation et de la formation, en particulier dans la lutte contre les maladies infectieuses.

Vidéo de présentation  

Page Linkedin du Pasteur Network

Avec pour ambition de promouvoir la collaboration et le partage des connaissances, le Pasteur Network soutient des modules de formation d’excellence, dispensés chaque année. Trois cours, animés par des membres du Pasteur Network, ont récemment mis en lumière certains de ses axes d’action stratégiques, à savoir la veille épidémique et la préparation aux épidémies, la recherche, le développement et l’innovation, la création d’équipes pluridisciplinaires collaboratives et la promotion d’une collaboration équitable.

Un premier cours portant sur la biologie des infections virales émergentes et négligées en Amérique latine (« Biology of emerging and Neglected Viral Infections in Latin America ») s’est tenu du 19 au 28 avril 2023 à l’Institut Pasteur de Montevideo.

Organisé par Nicolas Sarute (Institut Pasteur de Montevideo), Nolwenn Jouvenet (Institut Pasteur, Paris) et Sandra Cordo (UBA, AUGM, Argentine), ce cours a été l’occasion de réunir des chercheurs et professionnels de santé venus de toute l’Amérique latine. Son principal objectif : stimuler la collaboration pluridisciplinaire sur les aspects clés de la biologie des virus négligés et émergents, tout particulièrement à l’égard des pathogènes ayant un impact sur la santé publique. Différents thèmes tels que la recherche fondamentale sur les virus, l’épidémiologie, la surveillance et les stratégies de prévention et de lutte y ont été abordés.

Ce cours portera le nom du professeur Otto Pritsch, un chercheur récemment décédé, qui aura joué un rôle de premier plan dans la consolidation de l’accord signé entre la Délégation régionale de coopération pour l’Amérique du Sud, l’Association des universités du groupe de Montevideo (AUGM), l’Institut Pasteur (Paris) et l’Institut Pasteur de Montevideo.

Consultez le programme sur le site Web de Institut Pasteur de Montevideo

Dans le cadre du projet SARA (Surveillance de l’antibiorésistance en Afrique), un deuxième cours cofinancé par le FSPI du ministère français de l’Europe et des affaires étrangères a été dispensé à l’Institut Pasteur de Dakar du 22 au 26 mai 2023. Ce cours intensif, coordonné par le groupe de Sylvain Brisse (Institut Pasteur) et Yakhya Diye (Institut Pasteur de Dakar), a rassemblé 21 participants de 9 pays d’Afrique. Portant essentiellement sur le séquençage et l’analyse bioinformatique des génomes bactériens, il a notamment permis aux participants de renforcer leur réseau collaboratif et de partager les « bonnes pratiques » dans les domaines de la surveillance de l’antibiorésistance.

Pour en savoir plus sur le cours SARA, lisez l’article publié sur Pasteur.fr.

Enfin, c’est à l’Institut Pasteur Hellénique que s’est tenu, du 26 au 29 juin 2023, le cours immersif sur l’innovation et le transfert de technologie en sciences biologiques et santé publique (« Immersion in Innovation and Technology Transfer in Biological Sciences and Public Health »). Pendant quatre jours, différents experts ont évoqué l’importance du transfert de technologie et de l’innovation dans le développement et la fabrication de produits médicaux innovants.

 Consultez le programme sur le site Web de l’Institut Pasteur Hellénique

En finançant ces cours d’excellence et en les rendant accessibles à un vaste public, le Pasteur Network a pour objectif de stimuler une action collective et le partage de connaissances dans les domaines des maladies infectieuses émergentes et de la résistance antimicrobienne, tout en encourageant l’innovation scientifique.

Pour en savoir plus, consultez les liens suivants :

Cours internationaux

Liste des cours parrainés par le Pasteur Network

Pasteur Network contact : Kathleen VICTOIR kathleen.victoir@pasteur.fr

L’Institut Pasteur, Fiocruz – Oswaldo Cruz Foundation (Brazil) – deux membres du Pasteur Network – et l’Université de Birmingham (UK) ont créé l’Unité internationale pasteur sur les vésicules extracellulaires fongiques. Les Pasteur International Units sont créées par deux ou plusieurs équipes de recherche qui travaillent ensemble en lien avec le Pasteur Network.

Plus d’information :

Sur le Pasteur Network

Vaste communauté humaine et scientifique, le Pasteur Network rassemble plus de 30 membres établis dans une vingtaine de pays qui contribuent ensemble à l’amélioration de la santé mondiale. Le réseau, au cœur de zones endémiques, dispose d’un accès privilégié à de très nombreux pathogènes qu’il surveille et étudie sur les 5 continents. Cette exceptionnelle diversité fait du Pasteur Network un acteur mondial unique de la santé publique, de la science, de l’innovation et de la formation, en particulier dans la lutte contre les maladies infectieuses.

Pasteur-network.org

Le directeur général de l’Institut Pasteur, Professeur Stewart Cole, et le recteur de l’Université de São Paulo (USP), Carlos Gilberto Carlotti Junior, ont signé le vendredi 31 mars 2023, lors d’une cérémonie à Paris, les statuts de l’Institut Pasteur de São Paulo, association de droit privé brésilien sans but lucratif. Cet Institut, membre associé du Pasteur Network, aura pour mission de mener des recherches dans le domaine de la biologie afin de contribuer au développement de la santé humaine, de promouvoir des activités de diffusion des connaissances scientifiques et d’enseignement, d’innovation et de transfert des connaissances, ainsi que d’assurer des actions en faveur de la santé publique. 

Pour aller plus loin
Lire le communiqué de presse sur le site de l’Institut Pasteur : https://pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/institut-pasteur-universite-sao-paulo-signent-nouveaux-statuts-vue-creation-institut-pasteur-sao

Photo : Cérémonie de signature à l’Institut Pasteur – © François Gardy – Institut Pasteur


Pour une collaboration, cinq membres du Pasteur Network – l’Institut Pasteur du Cambodge, l’Institut Pasteur de Bangui, l’Institut Pasteur de Madagascar, l’Institut Pasteur de la Guyane et l’Institut Pasteur de Paris – ont publié les résultats d’une étude sur l’ARN ribosomique des moustiques. En plus de diffuser 234 séquences complètes d’ARN ribosomique issues de 33 espèces de moustiques dans des bases de données publiques, l’étude présente la méthodologie bio-informatique utilisée pour assembler ces séquences. Publiée dans eLife, cette étude aborde également l’utilisation de l’ARN ribosomique comme marqueur moléculaire pour des fins taxonomique ou phylogénique. Elle vise à faciliter la découverte et la surveillance des virus chez toutes les espèces de moustiques.

Surveiller la circulation des virus grâce au séquençage de l’ARN (ARN-seq)

Les moustiques sont connus pour transmettre de nombreux virus pathogènes pour les humains et les animaux. La plupart de ces virus utilisent l’ARN, ou acide ribonucléique, comme structure porteuse d’information génétique. L’analyse par séquençage de tout l’ARN trouvé dans un échantillon donné, aussi appelée métagénomique ARN-seq, est couramment utilisée pour identifier les pathogènes viraux qui circulent dans certaines populations de moustiques. Cette détection de leur génome d’ARN permet également de découvrir et de suivre la circulation des agents pathogènes viraux connus ou émergents potentiels.

Néanmoins, le moustique lui-même possède beaucoup d’ARN. En particulier, les ARN qui composent les machines productrices de protéines appelées ribosomes. Ce type d’ARN est dénommé ARN ribosomique.  La présence en grande quantité de ce type d’ARN constitue un « bruit de fond » qui peut réduire la sensibilité de la détection des pathogènes, en masquant les séquences d’intérêt. Ce « bruit de fond » doit donc être retiré de l’échantillon. Pour éliminer avec succès l’ARN ribosomique, il est nécessaire de connaître sa séquence de référence.

L'utilisation du séquençage de l'ARN pour détecter les virus par leur génomes ARN se fait en plusieurs étapes. La connaissance des séquences d'ARN ribosomique permet de réaliser les étapes 3 et 5 pour une meilleure détection des pathogènes viraux dans les échantillons de moustiques.
L’utilisation du séquençage de l’ARN pour détecter les virus par leur génomes ARN se fait en plusieurs étapes. La connaissance des séquences d’ARN ribosomique permet de réaliser les étapes 3 et 5 pour une meilleure détection des pathogènes viraux dans les échantillons de moustiques. Cette illustration a été créée avec Biorender.com. © Cassandra Koh

Cependant, l’absence de séquences d’ARN ribosomiques de référence pour une grande majorité d’espèces de moustiques rend difficile la réalisation d’ARN-seq chez ces dernières. Seules quelques espèces vectrices ont été répertoriées dans des bases de données publiques, une collection de toutes les séquences génétiques connues de tous les êtres vivants. Ainsi, ce manque de séquences entraine une méconnaissance des cycles de transmission perpétués par d’autres espèces de moustiques endémiques d’environnements plus éloignés, et responsables de l’infection d’animaux dits « réservoirs ». Pour permettre la découverte et la surveillance de virus dans un plus large éventail d’espèces de moustiques, l’équipe a élargi la collection actuelle de séquences d’ARN ribosomiques de référence.

Mutualiser l’expertise des membres du Pasteur Network

En mutualisant leurs expertises et leurs ressources, les scientifiques de l’Institut Pasteur du Cambodge, de l’Institut Pasteur de Bangui, de l’Institut Pasteur de Madagascar, de l’Institut Pasteur de la Guyane et de l’Institut Pasteur, tous membres du Pasteur Network, ont publié un grand assemblage de séquences d’ARN ribosomiques dans des bases de données publiques. Avec une méthode bio-informatique unique, décrite dans l’étude, l’équipe a réussi à assembler les séquences d’ARN ribosomiques complètes pour tous leurs spécimens, même en présence de matériel biologique contaminant. Cette ressource génomique constitue un ensemble de 234 séquences complètes d’ARN ribosomique de 33 espèces de moustiques.

L’apport d’une telle ressource génomique

Ces nouvelles séquences permettront d’éliminer physiquement et informatiquement les lectures de séquences d’ARN ribosomiques interférentes, le « bruit de fond » précédemment évoqué. Elles maximisent la sensibilité de la détection de l’ARN génomique viral cible. En outre, les ARN ribosomiques peuvent être utilisés pour l’identification moléculaire des espèces de moustiques étudiées. La précision d’identification moléculaire des espèces à l’aide de séquences d’ARN ribosomiques est comparable à celle du gène mitochondrial de la cytochrome c oxydase, l’étalon-or et la référence actuelle de la taxonomie moléculaire.

Les résultats de cette collaboration faciliteront la découverte et la surveillance des agents pathogènes connus et potentiels chez un grand nombre d’espèces d’insectes par la métagénomique RNA-seq.


Pour aller plus loin :
Ribosomal RNA (rRNA) sequences from 33 globally distributed mosquito species for improved metagenomics and species identification
eLife, janvier 2023.
Cassandra Koh, Lionel Frangeul, Hervé Blanc, Carine Ngoagouni,Sébastien Boyer, Philippe Dussart, Nina Grau, Romain Girod, Jean-Bernard Duchemin and Maria-Carla Saleh.
DOI: 10.7554/eLife.82762 / https://elifesciences.org/articles/82762

Un travail collaboratif entre l’Institut Pasteur du Cambodge et l’Institut Pasteur du Laos, deux membres du Pasteur Network, avec l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) démontre les futurs impacts sur la santé publique du réchauffement climatique induit par l’homme. L’étude met en avant la menace qu’est l’augmentation majeure de la densité des moustiques, connus pour être les potentiels vecteurs d’un grand nombre de maladies infectieuses en Asie du Sud-Est. Réalisée dans le cadre du projet Ecomore 2, cette étude a été publiée dans Environmental Health Perspective.

La dengue est une maladie infectieuse émergente, transmise par les moustiques, qui touche de plus en plus de personnes dans le monde. Aedes aegypti et Aedes albopictus, les vecteurs de la dengue, sont de plus en plus susceptibles de se développer en raison du changement climatique. Les populations humaines pourraient être de plus en plus exposées à d’éventuelles épidémies. En Asie du Sud-Est, où la dengue est endémique, des données sur ces moustiques ont été recueillies par les unités d’entomologie de l’Institut Pasteur du Cambodge et de l’Institut Pasteur du Laos, tous deux membres du Pasteur Network.

Réalisée dans le cadre d’Ecomore 2 et d’autres projets, cette étude s’appuie sur les données collectées par Sébastien Marcombe de l’Institut Pasteur du Laos et par Sébastien Boyer de l’Institut Pasteur du Cambodge, ainsi que sur d’autres données bibliographiques sur la présence de ces deux espèces en Asie du Sud-Est. 

Les données sur la présence, la saisonnalité et la dynamique d’Ae. aegypti & Ae. albopictus ont été analysées en fonction de l’utilisation des terres, de la topographie et du climat. Deux unités de recherche de l’IRD ont mené la modélisation mathématique et les analyses spatiales, d’abord pour modéliser leur distribution dans la région et, ensuite, pour évaluer l’impact des scénarios climatiques prospectifs (neuf modèles climatiques CMIP6) sur leur distribution future. Les résultats montrent que, d’ici la fin du siècle, les densités les densités d’Ae. aegypti et d’Ae. albopictus augmenteront respectivement jusqu’à 46 % et 25 % en Asie du Sud-Est en raison des croissances de température prévues. De plus, il est peu probable que les mesures d’atténuation du climat puissent modérer cette expansion de manière significative.

Les cartes résultant de ces modèles sont disponibles sur la plateforme climatique et libre d’accès d’Ecomore II. Les utilisateurs de la plateforme peuvent observer l’impact de différents modèles et scénarios de changement climatique sur l’évolution de la répartition des populations d’Aedes. Ces résultats apportent des preuves supplémentaires que les changements climatiques induits par l’homme auront un impact sur les écosystèmes et la santé publique.


Pour aller plus loin :
Predicting the Effects of Climate Change on Dengue Vector Densities in Southeast Asia through Process-Based Modeling
Environmental Health Perspective, décembre 2022.
Lucas Bonnin*, Annelise Tran, Vincent Herbreteau, Sébastien Marcombe, Sébastien Boyer, Morgan Mangeas, and Christophe Menkes.
*Auteur correspondant.
https://doi.org/10.1289/EHP11068
Site internet d’Ecomore : https://ecomore.org/2023/02/02/the-evolution-of-dengue-vectors-densities-faced-with-climate-change-in-south-east-asia/